A new start.

A new start.
Nous sommes de retour.
Pour vous jouer un mauvais tour.
Afin de préserver le monde de la dévastation.
Afin de rallier tous les peuples à notre nation.
Afin d'écraser l'amour et la vérité.
Afin d'étendre notre pouvoir jusqu'à la Voie Lactée.
Jessie.
James.
La Team Rocket plus rapide que la lumière.
Rendez-vous tous ou ce sera la guerre.
Miaouss oui la guerre !

Rendez vous samedi à 19h, pour un nouveau départ, ou plus tard, je pourrai bien avoir quelques problèmes m'empêchant de mettre en ligne tout ce que je voulais vous faire découvrir. Vous m'en voyez désolé.

# Posté le mercredi 24 octobre 2007 13:00

Modifié le lundi 19 novembre 2007 13:40

Welcome to the humanity. This, is hour one.

Welcome to the humanity. This, is hour one.
Bonsoir à tous, et merci d'être là ce soir, au rendez-vous fixé. Bien que mon dernier essai fut un échec, je me permets de revenir ici bas. Pourquoi ? Vous le verrez, comme cela a été dit avant, pour ceux qui étaient là. Une fois de plus, je me permets de vous proposer une fiction , et une autre version que j'écris au fur et à mesure. Il ne me semble pas que l'art de la parodie soit prohibé, d'où le fait que je fasse ceci. J'apprécierai donc que l'auteur de la "vraie" version ne cesse pas, à moins que mes écrits lui déplaisent tant. Si jamais l'on a des remarques à me faire, sachez que je les prendrai en compte, même si comme avant je ne répondrai pas à vos commentaires directement. Je n'aime pas ça, c'est tout. Peut être trouverez vous que mes articles et mon ½uvre sont hargneuses envers quelqu'un. Peut être, oui, mais soyez patients, et vous comprendrez tout. Bonne soirée à tous, en particulier à celle, qui sait que je m'adresse à elle.

Alice au pays de ses fantasmes : de l'autre côté du miroir.


Chapitre 1

C'était un jour, dans un lycée toulousain. La classe, l'unique terminale littéraire de Fermat, composée de trente trois élèves plus ou moins assidus. L'heure, comme sept autres de la semaine, était consacrée à cette passionnante, grandiose et affligeante matière qu'est la philosophie.

"Et la vérité est en fait la fin de chaque être animé et pensant !"

Peu réagirent. Seuls les rares intéressés par la vérité et ses finalités feignirent un air vaguement inspiré, avant de griffonner la phrase exacte que le prof venait d'énoncer, comme s'il s'agissait, au moins, d'une parole divine . En réalité, la philosophie elle-même ne paraissait point si rébarbative, mais plutôt la façon dont le professeur tentait de l'inculquer à son patient auditoire. Patient auditoire, doux oxymore sachant que seule une poignée écoutait réellement, les autres s'occupant fort ingénieusement.

La coutume de dormir sur les tables semblait fort répandue, ou encore celle de lire, voire de dessiner, discuter ou même écrire. Pour ma part, c'était là mon passe-temps actuel. Écrire ma vie, passionnante comme tous le savaient grâce à ce que je contais et conte toujours.

Non seulement la vérité n'était définitivement pas ma valeur favorite, mais en plus Descartes, malgré tout le respect que je lui devais, en possédait une à laquelle je n'adhérais pas plus qu'aux autres.
Ah, s'il m'avait entendue, il se serait retourné dans sa tombe. En parallèle, je dessinais aussi une énième bande dessinée, dont j'étais, comme cela se doit, le personnage principal. Quand à celui qui évoluait à mes côtés, celui auquel, vous, lecteurs avisés et me connaissant, penserez immédiatement, sans même que j'ai besoin de préciser ...

Comment qualifier le déroulement de mon récit illustré ? Fantasme, rêve ? Je ne savais encore, peut être aussi que le terme délire conviendrait.

J'étais en pleine réflexion métaphysique à ce propos (mais si je vous assure), quand ma voisine, Roxane, au débardeur rayé et lunettes, qui tendait à m'effrayer par sa hauteur, se tourna vers moi, me prévenant que le professeur avait les yeux rivés sur moi. Je ne compris pas tout de suite que c'était de lui qu'il s'agissait, trop perdue dans mes tendres pensées que d'aucuns qualifieraient de mièvres et niaises. Elle précisa heureusement, ou pour me taquiner peut être, qu'elle ne parlait pas de David, mon tendre et cher. Ah, David, à qui j'affublais le ridicule surnom affectueux de...Dude.

David, un garçon sur lequel je bavais depuis un an, dans une relation (que dis-je, une invention) purement platonique. En soupirant aussi discrètement que possible, je m'imaginais tirer la langue (au professeur) et tentait le moins pitoyablement possible un regard blasé vers lui, qui avait réellement les yeux (et j'ajouterai même le mono sourcil, car je m'amusais à cataloguer le plus de gens possible de la sorte) braqués sur moi.

"Et la fin ultime, le Souverain Bien est la VERITE !" se mit soudainement à hurler notre bien aimé professeur, sujet à ce genre d'accès de stupidités de temps à autre.

Eh bien, pour le coup, passionnés ou non par cette satanée vérité, toute la classe se trouva brutalement réveillée. J'avais moi-même bien sursauté, et Roxane aussi. Afin de ne pas me bloquer dans la routine, je me moquais d'elle, ce qui parait totalement incongru de ma part, évidement, et qui dénotait un réel changement de mon attitude :

"T'as eu peur Rox' ? (Mon Dieu, j'appelle mes amies par des surnoms, c'est vraiment CLA-SSE)
-Non mais attends, t'as entendu comment il a gueulé ? C'est un malade !"

Souriant sans répondre, je m'attelais de nouveau à mon...«½uvre».
Nous constatâmes alors que toutes deux nous nous ennuyions fort, conclusion qui dénote du brio de notre esprit de déduction, étant donné qu'une demi heure s'était déjà écoulée. Mon acolyte eut alors l'idée si éculée d'entamer un pendu, et nous n'écoutâmes plus quoi que ce soit du reste du cours.

Un peu plus tard, le délicat gong salvateur retentit. Nous fûmes les premières à sortir, bientôt rejointes par nos comparses. Noëlie, jeune demoiselle blonde aux cheveux soigneusement lissés, nous demanda ce que nous avions pensé de Descartes et de sa vérité.
Nous répondîmes fièrement que nous n'avions rien écouté, et Laureline, en sortant à son tour, commenta finement en disant qu'elles avaient remarqué. J'interprétais alors son regard sous ses lunettes comme blasé (eh oui je trouve ça très classe, donc j'essaye de faire en sorte que tous ceux que j'adore soient ainsi).

Je voulu faire de l'ironie, lui demandant ce qu'il lui arrivait, si c'était la vérité qui la mettait en de tels états. Elle rétorqua alors que je n'étais pas plus passionnée qu'elle à ce propos, et affirma m'avoir vue dessiner. Je tentais de mentir, même si ça ne me servait à rien, et de faire encore un peu d'humour en disant que je n'avais pas dessiné, mais fait du pendu avec Roxane, toute fière de moi et pensant amuser mon public. Elles eurent toutes un petit rire gentil, histoire de ne pas me vexer. Comme si je ne le savais pas et que ce n'était pas notre habitude, je demandais si on allait manger à 12h30 avec Floriane, en courant dans les escaliers, tentant de ne pas rater de marche.

La réponse fut, oh, comble de l'étonnement, positive, et d'ailleurs, l'intéressée patientait en bas dans le hall.
Je détaillais sa tenue, et son être entier : grande, brune, avec un slim et un tee-shirt que je jugeais «emo», puisque j'aime aussi blesser mes amies en leur rappelant qu'elles ne savent point se vêtir correctement, contrairement à moi.

Elle se tourna alors vers nous (car elle était de dos, même si ce n'est pas logique, mais comme ça, ça l'est déjà plus), nous regarda avec son air habituel que je qualifiais si aimablement d'ébahi, et nous montra une magnifique affiche rosâtre placardée sur un panneau en cet endroit. Toutes grandes, elles la parcoururent sans problèmes, tandis que moi, ridiculement petite, je dû me dresser sur la pointe des pieds pour à peine réussir à distinguer quelques mots. Je mis alors tout sur le compte de la taille de mes chères amies, arguant avec la plus grande volonté du monde, que bien sûr je n'étais point trop petite, étant entendu que les autres avaient une taille honteusement exagérée ! Ce n'était tout de même pas de moi que venait le problème !

Abandonnant alors tout espoir, je m'humiliais à demander à Floriane ce qui figurait sur cet écriteau. Elle me répondit que cette année, notre réputé Lycée Fermat avait décidé, malgré toutes les restrictions budgétaires, et défiant toute logique, d'accueillir des élèves d'autres régions de France. Elle en énuméra quelques unes, dont Nantes, cette belle ville dont j'étais si fière de venir, que je ne passais pas une journée sans la comparer avec Toulouse, ma ville de cette année que j'étais obligée de supporter. Je me ridiculisais en sautant de joie de façon hystérique et criant des youpi sonores qui s'ouïrent dans tout le hall.

Laureline fit alors remarquer que cette situation semblait fortement inspirée d'Harry Potter 4, ce qui est logique puisque j'invente moi-même cette histoire, mais n'ayant aucune imagination, je m'inspire de mes lectures monomaniaques.

Ma répartie fut alors particulièrement spirituelle, puisque je m'exclamais que c'était... «Trop ça !» avec joie et pathétisme.
A cet instant, je sentis Laureline qui tentait de me secouer, pour me faire revenir à la réalité. Elle insista, car là venait un groupe de ma connaissance, dont une petite brune, qui elle aussi se demanda ce qu'il m'arrivait, et que signifiait mes cris dignes d'un cochon qu'on égorge (en pire).

En un regard, je remarquais l'un des membres du groupe. Cheveux que je prétendrai longs, bruns clair, bouclés, et défiant les lois de la gravité de ce cher Newton (ils poussent vers le haut, z'avez vu ma belle analogie ?), avec un slim blanc et un tee-shirt du même coloris de la marque Gibson (il est ici capital de préciser la marque, pour montrer que s'il porte, certes, un slim, c'est au moins un slim de marque).
David, qui d'autre...

Une fois que la situation fût éclaircie, (une explication étant au dessus de mes forces, je me contentais de montrer l'affiche à la jeune fille brune), David, de sa voix doucereuse qui me berce tant et m'emporte presque au septième ciel, me demanda, par politesse, visiblement peu intéressé, l'intérêt de cette nouvelle. Je feignis de ne pas remarquer l'air maussade, et me vanta d'avoir habité à Nantes, sans trop bafouiller cette fois, m'efforçant de m'enfoncer dans le crâne des fois que je ne sois plus aussi convaincue que j'étais douée, que j'avais "trop la classe". Il fit un sourire forcé, et fit semblant de trouver ça cool, que je retrouve des gens que je connaisse.

J'étais tellement heureuse qu'il m'ait adressé la parole que lorsqu'il partit, j'étais cramoisie. Quelle émotion ! Mes amies se moquèrent un peu de moi, je pris ça sur le ton de la rigolade, et je tournais sur moi-même pour bien faire comprendre à chaque être présent dans le hall me connaissant ou ignorant tout de moi (et oui, il existe des gens qui ne me connaissent pas, mais faut pas le dire) que je venais de parler à «mon DUDE» (quelle belle manifestation de joie intense).

Roxane, désireuse de gâcher la magie de cet instant, nous annonça qu'elle allait manger, juste au moment où Noëlie proposa d'aller au foyer, mais moi, comme la petite princesse que j'aime jouer, je protestais vivement, devant accomplir une tâche fort importante : m'acheter un chapeau ! Un peu excédées, elles cédèrent à mon début de caprice, et nous partîmes en quête de mon couvre-chef.

Chapitre 2


Une longue semaine s'était écoulée après cet achat de chapeau, de sinistre mémoire.
En retard, je laissais mes chaussures claquer sur le béton de la route, m'élançant le long de la rue Gambetta.

Je vais me faire tuer, me disais-je, puisque j'aime les inversions de sujet malvenues.

En effet, lorsque j'arrivais vers la murette, mes quatre amies étaient là, un peu excédées de me voir arriver à cette heure ci. Pour rendre l'histoire intéressante, il est nécessaire ici de supposer qu'elles étaient furieuses, prêtes à m'assassiner.

Une fois devant elles, Roxane, la plus effrayante, rappelez vous, me cria dessus : "Tu es en retard" que je traduirai ainsi : "TU. ES. EN. RETARD !" déformant machinalement et presque par inadvertance la phrase de mon amie, puisque comme je vous l'ai déjà prouvé, j'aime les références, parce que ça montre ô combien je suis cultivée.

Histoire de prouver une fois de plus que mon intelligence et mon imagination dépassaient celles de tout être vivant, je décidais de me trouver des excuses.

"Je me suis perdue !" fût la première chose me venant à l'esprit. Roxane commenta d'une façon peu élégante en exposant je la prenais pour une idiote. Choquée par cette répartie, mon regard se posa sur Laureline tentant de calmer notre amie, tandis qu'en fille courageuse je me cachais derrière Floriane.

Décidant de ne point laisser en paix mes amies, et fermement résolue à poursuivre le ridicule jusqu'au bout, j'annonçais fièrement une nouvelle excuse, invoquant cette fois mon état capillaire. Malheureusement, toutes ces excuses semblèrent bien vaines, lorsque l'une d'entre elle m'annonça que la sonnerie n'avait pas encore retentit.

Un certain soulagement du alors apparaître sur mon visage, mêlé sans doute à une sorte d'hystérie démente, puisque, enfin, aujourd'hui était...the Day D ! (Bien entendu, toute heureuse d'utiliser la langue des cinglés roulant à gauche, afin de me rendre tellement plus intéressant, je ne m'interrogeais pas une seconde sur la justesse de ma phrase, et la possibilité que la traduction mot par mot du français à l'anglais ne fasse que donner la bouillie infâme qui orne habituellement mes feuilles, mon blog, mes pseudos msn.) Ici, je propose de rétablir la juste phrase, nos amis les anglais ayant décidé de parler de D-Day et non de Day D.

En effet, ce jour était celui tant attendu par mon être, celui où les lycéens de la France entière mais surtout mes nombreuses amies arrivaient.

Pour la peine, je bénis une fois de plus cet endroit nommé du doux nom de lycée que j'adorais tant, dans lequel je me sentais en mon élément parmi tant de gens me ressemblant profondément dans l'âme, même si je passais mon temps à le nier.

Je savais qui allait venir. Je m'obstinais pourtant à en faire une (longue) liste, afin de montrer les nombreux amis que j'avais dans notre charmant pays.

M'asseyant sur la murette, je tentais un regard discret vers David, qui comme par hasard se trouvait justement là, et je réalisais un superbe échec critique, car, oh malheur, il me vit.

J'ouvris alors grand la bouche, devint écarlate, le tout donnant un résultat d'une stupidité affligeante.
Je tentais alors de réfléchir à ma triste condition d'être humain sur Terre, sans grand succès, songer à autre chose qu'à ma tenue et à mes fantasmes n'ayant jamais été mon fort, mais le comble fut que je demeurais là, dans cette posture si humiliante, et que lui avançait vers moi, faisait de grands signes sous mon nez, avant que je ne finisse par le remarquer enfin, parce qu'il venait de me crier dans l'oreille.

Quelle émotion, il était réellement en train de m'adresser à nouveau la parole !
Je crûs défaillir de bonheur. Résolue à répondre autrement qu'avec une voix telle que celle masculine muant que j'avais l'habitude d'employer en ces occasions là, je m'appliquais,
réussissant tout de même à parvenir à un résultat moins pire que d'ordinaire.

Je lui expliquais que j'étais heureuse que mes amies viennent, comme si je ne l'avais pas assez répété toute la semaine, à lui, et à tous ceux qui me passaient sous la main que je connaissais un peu, et qui ne m'en voulait pas pour quoi que ce soit, par exemple pour une histoire de mec stupide (l'histoire, pas le mec), initiée par moi qui plus est, ou toute sorte de conflit que j'avais un certain talent pour générer, et une capacité encore plus notable pour éviter ensuite me faisant passer pour la victime d'un complot, au moins. Mais je m'égare.

Il me demanda sur le ton de la conversation, ne me regardant même pas, semblant attendre quelque chose venant au loin, si j'avais beaucoup d'amis qui venaient.
Je considérais le nombre d'une dizaine comme fort important, et lui en fit part. Il semblât étonné. Me trompant sur la raison, je cru qu'il était surpris que j'ai autant d'amis.

Il ajouta alors pour ne pas me décevoir, quel délicat garçon, qu'il était impressionné.
Moi, très heureuse et fière au plus haut point de l'avoir impressionné, je jubilais intérieurement, faisant tout pour ne pas que ça se traduise autrement que part le sourire débile que j'abhorrais de façon si mignonne.

Mais soudain, ô comble de désespoir, une fille aux cheveux blonds comme les blés mûris au soleil, la peau délicatement colorée par le soleil, l'appela et il s'enfuit pour la rejoindre.
Atterrée, détruite, je restais là, seule parmi la foule, maudissant le monde entier, et surtout elle, qui n'avait même pas daigné me remarquer et voir que je parlais avec lui (j'étais dissimulée derrière lui quand même, parfaitement visible donc).

Elle le savait pourtant, que le jour où j'oserais enfin lui adresser plus de deux mots, il ne fallait pas me couper dans mon victorieux, dans mon courageux, dans mon fougueux élan ! Soudain, bien que je faillis ne pas m'en apercevoir, tellement emportée dans ma furie, mon portable vibra.

Tenez donc, un texto de Laura, la coupable en question : " Dsl jaV pa vu ! Il ma engueulé 2 lavoir DranG ! Il a di kil aV 1 Dbu 2 convers 1TrSante ac toi... C encouragean ! See U <3 ". Je ne compris pas l'ironie de la phrase, pour changer, car j'avais bien dit et fait comprendre à tout le monde en me vexant pour un oui ou un non, que ce n'était pas mon fort.

Je souris, et histoire de clore ces quelques minutes de ridicule total par quelque chose d'encore plus ridicule que le tout cumulé, je fis une pose "Nice guy" (pour les incultes de Naruto, c'est le pouce levé avec le sourire Colgate et la dent qui brille). Elle ne put s'empêcher de rire et je fus heureuse, ayant enfin réussi à être drôle.

Pour gâcher ce bel instant de triomphe, la sonnerie, maudite soit elle, retentit à cet instant, annonçant le début d'une heure de littérature qui serait d'une heure à m'ennuyer n'ayant pas cours.
Quelle joie intense ! Les deux heures suivantes me paraissaient déjà deux heures de plus totalement inutiles dans mon existence palpitante et altruiste.



Je vous donne rendez vous mercredi à 21h, pour un autre article ne contenant pas cette fois de chapitre de la fiction (que je mettrai en ligne seulement le samedi à 19h).


# Posté le samedi 27 octobre 2007 11:43

Modifié le lundi 29 octobre 2007 14:29

Pour le poing qu'on a levé, pour celui qu'on levera, pour un idéal, pour une Utopie, Allez marchons ensemble

Pour le poing qu'on a levé,  pour celui qu'on levera,  pour un idéal,  pour une Utopie,  Allez marchons ensemble
S'il est parmi les quelques personnes qui me lisent, une personne qui approuve ce que je dis
S'il est quelqu'un qui veut me parler
Si vous voulez me confier quelque chose qui s'est déroulé devant vos yeux qui pourrait m'aider dans mes récits
Si vous voulez juste en savoir plus
Je vous propose de vous donner une adresse mail, celle-ci : neonesis_4538@hotmail.fr
Toute information reçue, si jamais je devais en recevoir, serait traitée anonymement
Il est très probable que je reçoive rien, mais je ne souhaite pas forcément être seul, j'accepte aussi le fait de ne pouvoir être suffisamment objectif en ayant mon unique point de vue.
Mais, bien sur, cela ne me pose pas de problème de continuer seul, car mieux vaut être seul que...

A présent, je veux ajouter à cette collection d'artiklalakon déjà fort étendue un nouvel article, qui me semble très important. Il me semble en effet qu'il manque une personne, une personne qui jamais ne donnera lieu à un article.

Cette personne que je vous décris, il me semble important de dire comment je l'ai rencontrée. En fait, je ne l'ai pas connue pour un but précis. Personnellement, je remettrais sérieusement en doute les qualités humaines d'une personne qui m'avouerait qu'elle est venue à ma rencontre uniquement pour se rapprocher d'un ami à moi. Bien sûr, il y a souvent une part d'intéressement, de besoin, dans une relation (même si ce n'est qu'un besoin d'affection) mais se rapprocher d'une personne dans un but précis dénote pour moi d'une énorme capacité à manipuler les gens. Après une telle première approche, comment faire confiance à la personne et ne pas penser à chaque instant qu'elle continue de vous parler dans un but bien réfléchi, en servant uniquement ses desseins, même s'il ne peut s'agir que d'un échange de manga, ou du simple plaisir de voir quelqu'un entièrement à ses pieds, il semble évident qu'une telle relation est bien fragile.

Pour la décrire, je citerai uniquement quelques qualificatifs : égocentrique, égoïste, manipulatrice, mégalomane, orgueilleuse et hypocrite.

Égocentrique, parce que tout ce qui ne concerne ni sa tenue, ni le garçon qu'elle convoite (oui, le terme convoiter est juste, les gens ne sont que des objets pour cette demoiselle) elle ne le voit même pas, qu'il s'agisse de morts, de souffrance, de faim. Elle ne s'intéresse à la politique que très succinctement, et uniquement pour le nom qui fera rire et qui la fera devenir plus intelligente, plus cool et "engagée politiquement" aux yeux de ses amis.

Égoïste, parce que si elle voit deux parts de gâteau, elle prendra toujours la plus belle sans se soucier de ce que retrouvera la personne qui prendra la deuxième, même si cette personne est un ami. Égoïste parce que jamais elle ne vous prêtera argent ou aide sans rien attendre en retour.

Manipulatrice, car chaque mot qu'elle dira visera à vous faire dire ce qu'elle veut vous faire dire. Parce que ce qui l'amuse, c'est avoir du pouvoir sur vous. Manipulatrice encore, pour les raisons exposées ci dessus, parce qu'elle vous fait croire qu'elle vous aime pour se servir de votre relation.

Mégalomane parce que le monde tourne autour d'elle, que tout ce qu'elle écrit tourne autour d'elle, qu'elle ne sait qu'être le personnage principal de son monde. Parce que son blog, son ordinateur, elle les pourrit de ses photos presque exclusivement.

Orgueilleuse, si fière que des excuses ne parviendront jamais jusqu'à ses lèvres, tellement sûre d'elle et de sa/son beauté/intelligence.

Et enfin hypocrite, mais cela fonctionne avec son côté manipulateur, en effet jamais elle ne vous dira pourquoi elle accepte de vous parler.

Je crois que tout ce que je peux faire à présent, c'est vous dire que je regrette amèrement de l'avoir connue.

Sur ce, je n'en dit pas plus ce soir, et je vous donne un habituel rendez vous samedi prochain à 19H, avec la mise en ligne du chapitre 3.

# Posté le mercredi 31 octobre 2007 14:56

Modifié le jeudi 01 novembre 2007 04:51

Welcome to the humanity. This is hour two.

Welcome to the humanity. This is hour two.
Chapitre 3 :

Après deux heures que je jugeais inhumaines, n'étant pas à même de considérer très objectivement ma situation, mon impatience était à son comble. La littérature avait été d'une longueur extrême, nonobstant l'heure d'étude au foyer en compagnie de l'effrayante Roxane.

Lorsque cette sonnerie bénie entre toutes se décida enfin à se manifester bruyamment, je bondis hors de la salle fort peu élégamment, manquant une collision brutale avec le fameux David et son arrivée impromptue. Je m'arrêtais juste à temps, marmonnant un "Dude" après un "heeeey" fort peu distingué, à nouveau gagnée par mon habituel teint cramoisi. Il me dit quelque chose sur l'impatience, comprennant immédiatement que c'est lui que je désignais sous le pseudonyme de Dude, alors que je ne lui avais adressé la parole pour la première fois que quelques heures plus tôt.

De manière à avoir l'air particulièrement distinguée, je répondis un très éloquent "Troooop" en insistant particulièrement sur la voyelle, manifestant ainsi une élocution particulièrement « cool ». Je remarquais enfin qu'il avait l'air moins mal habillé que d'ordinaire, il portait un costard que je qualifiais, en toute simplicité, de magnifique.
Il me confia son projet d'aller s'installer sur la murette, ce que j'interprétais ça comme une invitation à l'accompagner.
Je le suivi, me collant presque à lui de loin quand même (eh bien, de quel courage faisais je preuve aujourd'hui ! Je m'impressionnais moi-même). Je vis en me pavanant fièrement à ses côtés quelques dizaines de personnes que je ne connaissais que peu ; leur disant bonjour, les saluant comme la reine d'Angleterre, je savourais mon triomphe.

Personne étrangement ne vint à son secours et ne me l'arracha brutalement. Heureuse, je vis plus d'une quinzaine de clins d'oeils ironiques lui étant adressés que je pris pour moi, avec un sourire immense, alors que lui baissait la tête, semblant vouloir disparaître sur l'instant.
Je m'étonnais au passage du nombre de gens qui semblaient être au courant de ma passion pour lui, comme s'il pouvait encore y avoir un mortel dans ce lycée, hormis le rat hantant les toilettes, qui pouvait encore ignorer mon attirance exubérante.

Soudain, le libérant enfin de mon emprise nocive, je vis une foule d'élèves bigarrés arriver. Immédiatement, je repérais une fille multicolore et adorable, qui venait tranquillement vers moi, alors que j'accourrais à grands pas, pensant qu'elle faisait de même. Je la percutais violemment, en me blottissant de force dans ses bras tandis que je l'étouffais.
J'étais tellement émue que quelqu'un m'apprécie, qu'au travers de mes propres larmes je crus qu'elle pleurait presque elle aussi. Je l'embrassais alors fougueusement, histoire d'ajouter aux rumeurs du lycée sur mes amours particuliers, divers et variés, que je passais mes journées à semer et à démentir.

David, lui, se sentant malgré tout très surveillé, avait tenté de s'éloigner, procédant de millimètre en millimètre. Mais il n'était pas encore assez loin pour s'enfuir, et je le rattrapais, le présentant à Gaëlle, qui comprit à l'air du pauvre garçon qu'il était bien le fameux David. Elle se retint de justesse de lui faire une gentille tape amicale pour l'encourager et le réconforter, ce que moi je pris pour un clin d'½il trop voyant évité. Quelques minutes plus tard, une main se posait sur mon épaule. La jugeant bien trop lourde par rapport à mon si frele, si délicat corps, je prétendis reconnaître immédiatement Loraine, et son poids bien supérieur au mien, si parfait.

Je fus incapable de la trouver changée, mes yeux la distinguant telle que je l'avais toujours vue : plus grande que moi, un air enfantin de musicienne ambulante (ceci est réellement la meilleure comparaison de mon texte, tout à fait digne du terminale L), les cheveux courts, sa gavroche (même si je suis persuadée qu'on dit son gavroche lorsque c'est une casquette, ne sachant pas que c'est masculin pour désigner un enfant qu'on traiterait ainsi et féminin dans le cas présent), des lunettes, une jupe noire, et de formidables bottes roses. En plus elle avait un sac noir mystérieux. Je tentais ici d'offrir une possibilité palpitante à mon récit, en déclarant d'une voix éthérée « tu en a emmenée une ! » (Mais, étant incapable de me souvenir de ce que j'écris, je ne mentionnerai donc jamais ce que contenait le fameux sac, comptant donc sur votre imagination).

Je la présentais elle aussi à David, qui, une fois de plus, pauvre garçon, n'avait pu s'échapper à temps, et la voilà qui engagea une conversation passionnante sur la couleur des murs de Fermat, qui devait sembler tout simplement unique et palpitante au malheureux garçon après avoir du supporter ma compagnie.

Bientôt, quelqu'un d'autre arriva, que je qualifiais d'un style ressemblant à celui de la Loraine susmentionnée, ce détail étant ici capital, pour vous démontrer que moi et mes amis, nous avons du goût en matière vestimentaire. Qui d'autre cela pouvait il être à part une autre Floriane, celle de Nantes, que j'appellerai ici Nirë car je refusais de donner le nom de la fameuse Floriane de Toulouse à cette jeune fille qui avait osé me contredire.

Elle me salua, un peu maussadement, au vu des récents événements. Comme une autruche, je fis semblant de ne pas remarquer son air dur et quelque peu inamical. Elle non plus ne changeait pas, toujours avec son look arc en ciel, désolée, je n'ai pas plus d'imagination pour la décrire.
Interrompant Loraine, je la forçais à faire la bise à David, qui semblait aux yeux de tous sauf aux miens fort prêt du suicide. Visiblement dégoûtée, Nirë lui fit la bise. Je lui fus reconnaissante de son effort. Je décidais donc arbitrairement que je l'aimais encore plus, même si elle faisait une sacrée tête menaçante. Elle se mit à pester contre le manque de goût des filles de Fermat, du moins les fashions qui étaient là. Une fois de plus, nous fûmes interrompues par l'arrivée de Théo qui nous salua gentiment. Je m'écris alors "alors comment ça va l'Angleterre !!?" et ce tellement fort que je crus que l'on s'écriait ces mêmes mots toutes en ch½ur, comme au primaire. Il nous parla un peu de sa vie, serrant la main à mon Dude à MOI.

Puis j'aperçus encore des gens que je connaissais, je m'en fus les rejoindre, pendant que dans mon dos, David partait enfin en courant, poussé par « Niré » qui avait eu pitié de lui, malgré son dégoût, celle là même qui partit par la même occasion après un bref salut à ceux qu'elle appréciait, afin d'en rejoindre d'autres avec qui elle s'entendait depuis peu bien mieux qu'avec moi.
Me prenant pour Jeanne d'Arc, je répondis en faisant l'idiote (avais je réellement besoin de faire semblant ?) à un pseudo "Alors ?" collectif, un "Alors quoi ?" très original. Certaines de mes amies décidèrent qu'il fallait commencer en douceur pour me torturer, et me chatouillèrent presque jusqu'à avoir pitié de moi, qui n'était pas loin de faire pipi dans ma culotte.

Tout le monde me regardait, bien sûr, déjà qu'avec mes associations de vêtements colorés et noirs qui ne vont pas ensemble, je dénotais encore avec le reste des élèves auxquels je m'efforçais chaque jour de ressembler un peu plus. Ce n'était juste pas encore parfait, et mes amis, n'étant pas contaminés eux aussi, faisaient vraiment tâche à mes côtés. J'étais fière de mon look génial : des bottines noires, des chaussettes longues noires et blanches rayées, un short blanc du plus mauvais goût, ma chemise à manches courtes blanche, mon gilet de garçon de café copié autant que la gavroche sur Loraine qui sont noirs eux.

Je détaille beaucoup ici, parce que je trouve ça très important, la façon dont je m'habille très classe par rapport au commun des mortels qui me sont amplement inférieurs, c'est pourquoi il me semble qu'il faut consacrer à ma tenue la plus longue partie narrative.

Une fois par terre donc, elles me laissèrent tranquille. On me demanda alors pourquoi je lui parlais, on commenta sa coiffure immonde, et je répondis qu'en fait c'était exceptionnel qu'il daigne m'adresser quelques mots, sans préciser (car je ne m'en étais pas rendue compte) qu'il n'avait pas eu le choix. Galou sembla très contente pour moi, tant sa gentillesse l'empêchait de me dire ce qu'elle pensait. Après quelques autres câlins des quelques rares qui accèdent d'ordinaire à mes supplications dans ce genre, j'entendis la sonnerie retentir, et je me mis à courir le plus vite que je pus, pour parvenir essoufflée au troisième étage, pour un de ces passionnants cours de deux heures de philosophie.

# Posté le samedi 03 novembre 2007 14:51

Modifié le samedi 03 novembre 2007 15:58

Whish I Had An Angel

Whish I Had An Angel
Bien le bonsoir lecteurs. Lors de mon dernier article, pressé par le temps et d'autres affaires me retenant, je n'ai pu présenter mon article; sachant que vous attendiez le chapitre suivant. J'ai également lu vos commentaires.

A toi fictionlaureline, je ne te connais pas forcément. J'écris ma parodie en me référant tout d'abord à l'original. Nul besoin d'être si agressif, je l'ai déjà dit, je ne répondrais pas aux commentaires autrement qu'ainsi. Estimez vous déjà heureux que je vous consacre ces quelques lignes, mais cela me permet de me réjouir en constatant que mon travail est suivi, donc pas vain.

A ma prétendue fan, merci, c'est touchant de lire que l'on est apprécié, si cela est sincère.
Enfin, au mystérieux C, si tu désires jouer avec moi, tel L qui échoue à attraper Kira, nous jouerons. Tu prétends savoir qui je suis, et tu tentes de me complimenter en me qualifiant de méchant. J'apprécie en effet tes mots. Converser avec toi, par mail, sera très enrichissant pour nous deux je pense. Mais, une fois de plus, Kira vaincra.

Mot de la fin, avant le chapitre suivant : dommage qu'aucun de vous ne sache ni ne comprenne vraiment pour le moment mes objectifs. J'espère que cela viendra. Bonne lecture, pour toi ma chère enfant des merveilles, la suite de ton fantasme.


Chapitre 4 :

En sortant de la salle ces deux particules de temps nommées «heure» écoulées, je poussais une sorte de grognement ayant pour but de manifester mon insatisfaction, à grand renfort de points d'exclamation abusifs dans un nombre inconsidéré.

La raison naturelle n'appartenait tout simplement pas à l'éventail de mes possibilités de réflexion, il semble donc même totalement inutile de faire mention du devoir maison que j'avais remis à mon professeur ce jour-là, portant l'énigmatique "Penser par soi même doit il être la règle de toute pensée ?"
Mine de rien, je mentionnerai tout de même le nombre héroïque de pages que j'avais réussi à produire, une dizaine donc, ce qui me semblait à la fois merveilleux et digne d'un plus grand respect.

Midi arrivant en courant, je rejoignis mes amies pour aller rejoindre «Flo» en bas de l'escalier (Flo, pas Niré n'oubliez pas).

A notre grand dam, elle était affublée d'un pauvre garçon qui semblait nous apprécier, surnommé si affectueusement par nos soins «Paulo le lourd».
Pleine d'espoir, je me renseignais sur ce qu'il faisait ce midi, et, ô désespoir, il me répondit qu'il mangeait avec nous, évidence pour lui, d'une voix que je jugeais maniérée, qui m'exaspérait au plus haut point. Héroïque, je tentais ce que nulle n'avait eu le courage de faire jusqu'à maintenant, en lui expliquant que cela n'allait pas être possible.
Tous furent surpris, habitués à ma franchise, mais uniquement par écrit lorsque je suis loin de la personne, alors qu'en vérité n'est-ce pas ce que je suis en train de faire en me contentant de le «repousser» dans cette histoire et non dans la réalité ?

Je me décidais à expliquer mon refus catégorique quand il me demanda si on allait en ville, comme la dernière fois où j'avais menti, disant qu'il me fallait acheter un soutien gorge tellement je trouvais l'argument ...sexy ?
Au moins, c'était une excuse originale. Cette fois ci néanmoins, je me contentais de lui dire qu'on ne voulait pas, qu'on ne voulait plus manger avec lui. A son air triste, toutes semblèrent sur le point de me contredire, je les entraînais, et puis leur avoua que j'étais moi aussi pleine de pitié pour lui... sans être très convaincante, car la pitié ne faisait pas partie de mes qualités. Il s'en fut au CDI, tandis que mes amies nantaises arrivaient. Nirë arriva en première, et, à ma grande surprise passa à côté de moi sans me dire un mot, rejoignant d'autres filles de ma classe que je lui avais naguère présentées.

Je ne la rejoignis pas, étant donné que parmi elles se trouvaient une de mes plus grandes et dangereuses détractrices !

Heureusement, Gaëlle et Loraine vinrent, je les interceptais, paranoïaque, pensant qu'elles aussi allaient m'abandonner si je ne me jetais pas sur elles. Ainsi forcées, elles restèrent avec moi. Je profitais de ce moment (qui risquait d'être l'un des derniers si je n'y prenais pas gare) pour leur demander fébrilement dans quelles classes elles étaient. Elles me répondirent en terminale scientifique toutes trois, ensemble.

Au passage, je me rendais compte que Laureline et compagnie étaient toujours là, fis les présentations, espérant en mon fort intérieur qu'elles ne s'entendent pas, afin d'éviter qu'elles deviennent toutes amies et m'oublient.

On se rendit alors à notre quartier général, le foyer, moi vociférant à la trahison contre «Nirë», sous les yeux atterrés de ceux qui croisaient ma route, ainsi que de mes amies, qui, enfin, tendaient à s'apercevoir du degré de folie furieuse m'habitant.

# Posté le samedi 10 novembre 2007 09:59

Modifié le lundi 19 novembre 2007 14:48